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Fermez les écoutilles de la libre expression, il est temps de bombarder l’Iran Imprimer Email
Écrit par SOTT Editors   
WEDNESDAY, 13 AUGUST 2008 01:06

 

©Nate Sullivan

 

La récente attaque réseau dont SOTT.net a fait l'objet, connue sous le nom de « ARP poisoning »[1] qui a redirigé le trafic vers des sites hébergeant un logiciel malveillant est survenue à un curieux moment. Pendant que les candidats à la présidence vouent allégeance à Israël dans des meetings de l’AIPAC, le Premier ministre d’Israël ordonne à Bush de se préparer à des attaques contre les installations nucléaires de l’Iran.

Son avertissement rejoint également celui de l’ancien ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne, Joschka Fischer, évoquant une attaque imminente d’Israël contre l’Iran :

À la suite de la malencontreuse politique étasunienne, la menace d’une autre confrontation militaire plane comme un nuage noir au-dessus du Moyen Orient. Les ennemis des États-Unis se sont renforcés, et l’Iran – malgré qu’il soit étiqueté comme membre du soi-disant « axe du mal » - a été catapulté dans l’hégémonie régionale. L’Iran ne pourrait jamais avoir pu réaliser cela de lui-même, certainement pas en si peu de temps.

Une rivalité jusqu’ici latente entre l’Iran et Israël a ainsi été transformée en lutte ouverte pour la domination au Moyen-Orient. Le résultat en est l’émergence de certaines alliances surprenantes, sinon bizarres, : l'Iran, la Syrie, le Hezbollah, le Hamas et l'Irak dominé par les chiites et soutenu par les États-Unis font face à Israël, l’Arabie Saoudite, et la plupart des autres États arabes sunnites, qui sentent tous leur existence menacée par la dominance de l’Iran.

Le danger d’une confrontation majeure a été davantage accru par une série de facteurs : les prix du pétrole constamment élevés, qui ont créé de nouvelles opportunités financières et politiques pour l’Iran ; la défaite possible de l'occident et de ses alliés régionaux dans les guerres par procuration à Gaza et au Liban ; et l’échec du Conseil de Sécurité des Nations Unies à convaincre l’Iran d’accepter un gel, même temporaire, de son programme nucléaire.

Quiconque a suivi la presse en Israël pendant les célébrations d’anniversaire et a écouté étroitement ce qui s'est dit à Jérusalem n’avait pas besoin d’être un prophète pour comprendre que les choses atteignent un paroxysme. Considérez ce qui suit :

Premièrement, « arrêtez la conciliation ! » est une demande qui s'élève de l’ensemble des tendances politiques en Israël – et qui concerne la menace nucléaire émanant de l’Iran.

Deuxièmement, pendant que Israël se réjouit, des propos attribués au ministre de la Défense Ehud Barak annoncent qu’une confrontation militaire à mort était clairement une possibilité.

Troisièmement, le commandant sortant de l’Air Force d’Israël a déclaré que l’air force était capable de toute mission, peu importe la difficulté, pour protéger la sécurité du pays. La destruction de l’installation nucléaire syrienne l’an dernier, et le manque de toute réaction internationale concernant cette attaque, ont été acceuillies comme un exemple pour l’action à venir contre l’Iran.

Quatrièmement, la liste de souhaits israéliens en livraisons d’armes étasuniennes, discutée avec le président américain, s’est concentrée principalement sur l’amélioration des capacités d’attaque et de précision de l’Air Force d’Israël.

Cinquièmement, les initiatives diplomatiques et les sanctions des Nations Unies quand il s'agit de l’Iran sont considérées comme désespérément inefficaces.

Et sixièmement, avec la fin proche de la présidence de Bush et l’incertitude sur la politique de son successeur, la fenêtre d’opportunité pour l’action d’Israël est considérée comme potentiellement en train de se fermer.

Les deux derniers facteurs ont un poids spécial.

Tandis que les services de renseignement militaires israéliens ont déclaré publiquement que l'on puisse s'attendre à ce que l’Iran franchisse la ligne rouge sur la voie de la puissance nucléaire entre 2010 et 2015 au plus tôt, le sentiment en Israël est que la fenêtre d’opportunité pour attaquer se situerait maintenant, au cours des derniers mois de la présidence de Bush.

Entre temps, Israël se prépare à sa prochaine attaque de type « génocide » contre Gaza, « approchant du jour des règlements de compte dans la bande de Gaza » comme le ministre de la Défense Ehud Barak l'aurait dit.

Avec tous les avertissements d’une attaque imminente contre l’Iran, l’axe Bush-Israël ne va pas perdre de temps pour s’engager dans une campagne de propagande coordonnée en vue de rallier les masses au bombardement, pas avec les sondages de popularité de Bush historiquement au plus bas. Ils savent que cela ne fonctionnerait pas cette fois-ci. Donc à la place,, ils vont simplement essayer de faire taire les médias dissidents, lancer leur attaque, contrôler le flot d'informations, et l’appareil d’état fasciste obtiendra le soutien après les faits. Ils peuvent être en train de s'en prendre à « sott.net » pour voir avec quelle rapidité le site peut s’en remettre, avant de passer à des sites plus importants.

Ou tout cela ne serait-il qu'une « couverture » pour quelque chose d’autre ? Qui sait ? Une chose est sûre, il n'y a pas que les Chinois qui peuvent pirater un réseau informatique.

Considérez ce récent exercice destiné à faire s'écrouler un réseau.

Ou peut-être feront-ils simplement sauter tout le centre informatique.

Un « transformateur défaillant » a été blâmé lors de la panne récente de « Planet.com. »

Quand les pompiers sont arrivés vers 17h ils ont pu voir le centre informatique de Planet « fumer légèrement » - des suites d'une explosion dans une chambre d'équipement réseau qui a généré assez de force pour faire bouger les murs. Les extincteurs ont rapidement éteint toute flamme récidivante ; le feu a été attribué à un « problème électrique avec un transformateur », selon une porte-parole du Service Incendie de Houston. Il n'y a pas eu de blessé.

Bien que le centre informatique prétende que ses systèmes électriques « sont conçus pour fonctionner sans interruption » et qu'il possède « un centre d'exploitation du réseau entièrement redondant », le problème électrique a révélé un talon d'Achille apparemment de taille dans sa planification pour la continuité des affaires. « Les pompiers ont dit aux ouvriers du centre informatique de couper tout le courant, » selon la porte-parole de Planet, Yvonne Donaldson. Ce qui signifiait que les serveurs, même s'ils n'étaient pas endommagés, étaient déconnectés.

...

Planet exploite plus de 40 000 serveurs dans de multiples centres informatiques et héberge plus de 3 millions de sites web.

Un transformateur. Un « terroriste » pourrait avoir eu l'idée d'attacher un transformateur sur sa poitrine et d'aller voir un garde de l'un des postes de contrôle de courant continu.

Mais ils ne peuvent pas juste « lancer une attaque » ( en fait si, ce serait possible...)

Même le « monstre effrayant » a sa propre image de lui-même à conserver. Non, ses plans sont plus tortueux, mais ce ne sont pas les médias étasuniens sur lesquels on peut compter pour découvrir cette histoire. Souvenez-vous de Valerie Plame et des documents du Niger fabriqués que le cartel de Bush a utilisés pour justifier l’invasion de l'Irak, où maintenant plus d’un million d'iraqiens ont été tués. Le Washington Post pense que la seule raison pour laquelle Cheney a divulgué son identité était par népotisme :

La CIA a envoyé le mari de Wilson, l’ancien ambassadeur Joseph C. Wilson IV, dans la nation africaine du Niger en 2002 pour évaluer des rapports selon lesquels l’Irak aurait essayé d’y acheter du matériel nucléaire destiné à l'armement. Il a conclu que les rapports étaient sans fondement. Plus tard, lors de la rediffusion par Bush et ses assistants , l’ancien envoyé a accusé le président de déformer ses découvertes pour justifier l’invasion.

Les procureurs ont maintenu que les officiels de l’administration, incluant Libby, ont divulgué l’identité de Valerie Wilson et sa position au sein de la CIA pour insinuer que l’agence avait choisi Joseph Wilson pour la mission du Niger, par népotisme. Selon des es avocats de la défense Libby n’aurait pas cherché à tromper les enquêteurs mais aurait innocemment oublié ce qu’il savait et avait révélé au sujet de Valerie Wilson parce qu’elle était sans importance pour lui.

Ce qui n'est pas mentionné dans l’histoire du Post (mais ce n'est pas surprenant), c'est que Valerie Plame travaillait spécifiquement sur l’Iran en tant que agent clandestin de la CIA pour contrer la prolifération nucléaire. Sa sortie a causé des dégâts significatifs à la sécurité nationale étasunienne.

Un ancien officiel du contre-renseignement a décrit comme suit les raisons invoquées par la CIA de ne pas chercher une aide congressiste sur le sujet : « [La direction de la CIA] a prit une décision consciente de ne pas faire une enquête formelle sachant qu’elle pourrait devenir publique, »

« Ils l’ont soumise au lieu de cela [au département de la Justice] parce qu’ils croyaient qu’une enquête criminelle était nécessaire. »

La source de ces propos a décrit les découvertes de l’évaluation comme « présentant des dommages significatifs à l’intégrité opérationnelle. »

Plusieurs officiels du renseignement ont décrit les dommages en termes de durée que cela prendrait à l’agence pour s’en remettre. Selon leur propre évaluation, la CIA serait affaiblie jusqu’à « dix ans » dans sa capacité à surveiller adéquatement la prolifération nucléaire en terme d'efficacité et de précision avant la fuite de la Maison Blanche au sujet de l’identité de Plame Wilson.

Donc le bras de la CIA directement impliqué pour contrer la prolifération nucléaire au Moyen Orient a été immobilisé pour dix ans.

Et, il est impossible d'obtenir une bombe sans des plans..

Une alerte à propos de la vente de savoir-faire nucléaire suit la divulgation attestant que le gouvernement suisse, prétendument sous la pression étasunienne, ait détruit secrètement des dizaines de milliers de documents d’enquête sur une énorme contrebande nucléaire. Les informations ont été saisies au domicile et dans les ordinateurs de Urs Tinner, un ingénieur suisse de 43 ans, resté en détention pendant presque quatre ans en tant que suspect principal du réseau de contrebande nucléaire dirigé par Abdul Qadeer Khan, le métallurgiste pakistanais qui a admis en 2004 avoir divulgué des secrets nucléaires et se trouve en résidence surveillée à Islamabad.

Bien que le gouvernement suisse maintienne que ce trésor de renseignements nucléaires ait été détruit pour des raisons de sécurité nationale, les Américains peuvent avoir été impliqués à cause de l'appartenance possible de Urs Tinner à la CIA. Selon Albright, Tinner aurait été recruté par l’agence étasunienne à partir de 1999-2000.

« Les Suisses faisaient le sale travail des autres, » a dénoncé un officiel international familier de l’enquête sur le réseau de Khan, allégant que Urs était payé largement par la CIA.

Olli Heinonen, directeur général adjoint de l’IAEA[2], a conduit l’enquête sur le réseau de Khan durant des années. L’an dernier, son bureau a cherché et a eu accès aux fichiers de Tinner et certains de ses agents ont été aussi sommés d’être témoins de leur destruction.

Les Américains étaient aussi présents, selon l’officiel international. « Les Américains étaient impliqués dans la destruction. Ils comptaient les points, » a-t-il déclaré. L’IAEA a refusé tout commentaire public sur l’affaire. Un ancien officiel supérieur de l’IAEA a déclaré : « Je suis très étonné. Il est très inhabituel de voir des gens détruire des documents comme ça. Ils auraient dû être mis quelque part en lieu sûr. »

Il semble maintenant qu’il y ait un effort concerté de la part de la pègre de Bush/Cheney pour qu’une bombe nucléaire explose quelque part et qu’on en accuse l’Iran.

L’implication de la CIA dans le marché noir des secrets nucléaires a été révélé par l’informateur Sibel Edmonds, une traductrice en langue turque du FBI après les attentats du 11/9. Selon elle :

Parmi les heures d’enregistrements d'écoutes, elle a entendu des preuves attestant qu’un officiel supérieur bien connu au département d'état étasunien était payé par des agents turcs à Washington, qui vendaient l’information à des acheteurs au marché noir, y compris à des pays comme le Pakistan.

Le nom de cet officiel – qui a tenu une série de postes élevés au gouvernement – est connu de The Sunday Times. Il nie fortement les revendications.

Cependant, Edmonds a continué : « Il aidait les agents secrets étrangers contre les intérêts étasuniens en leur fournissant des informations hautement classifiées, non seulement du département d'état mais aussi du Pentagone, en échange d’argent, de postes et d'objectifs politiques. »

Elle prétend que le FBI assemblaient des preuves contre des officiels supérieurs du Pentagone – incluant des noms de la maison – qui aidaient des agents étrangers.

« Si vous rendiez publiques toutes les informations dont le FBI dispose sur cette affaire, vous verriez des personnes de très haut niveau traînées en justice, » a-t-elle déclaré.

Et que font les États-Unis à propos des informateurs du marché noir nucléaire ?

Un enquêteur des douanes supérieur pourrait être poursuivi dans le cadre de l' « Official Secrets Act », étant soupçonné d’avoir révélé comment les agences de renseignement étasunienne et britannique sont intervenues dans ses tentatives pour arrêter un réseau de contrebande nucléaire internationale.

La police et les officiels de l’Independent Police Complaints Commission (IPCC) ont perquisitionné le domicile de Atif Amin pour trouver des preuves qu’il avait passé des informations classifiées aux auteurs étasuniens d’un livre sur le réseau de prolifération nucléaire mondial.

Amin était en charge de l’Opération Akin, une enquête sur les liens entre des entreprises britanniques et le réseau illégal dirigé par Abdul Qadeer Khan, un scientifique pakistanais qui a aidé à construire l’arsenal nucléaire de ce pays.

L’enquête est le sujet d’un livre récemment publié aux États-Unis, « America and the Islamic Bomb ; The Deadly Compromise »[3] . Ses auteurs, David Armstrong et Joseph Trento, soutiennent qu’en 2000 Amin a découvert des preuves à Dubai de l’implication du réseau de Khan dans l’établissement du programme nucléaire libyen mais a reçu l’ordre de laisser tomber ses investigations et de rentrer, à la demande de la CIA et du MI6.

Le programme libyen et le réseau de Khan ne furent pas exposés et arrêtés avant 2003. Le livre prétend que durant les trois années suivantes, le réseau a continué à vendre de la technologie nucléaire et peut-être des concepts d’armes à l’Iran, à la Corée du nord et peut-être encore à d’autres pays, sous le nez des services de renseignement étasuniens et britanniques.

Il cite un Amin frustré disant à ses collègues : « Ils savaient exactement ce qui se passait tout le temps. S’ils l’avaient voulu, ils auraient pu le dévoiler il y a longtemps. »

Une autre révélation synchronisée de manière intéressante est que ‘Halliburton a vendu des composants de bombe nucléaire à l’Iran.’ Quand on examine les choses d’un petit plus près, il apparaît qu'il ne s'agit-là que des composants de réacteurs nucléaires, pas des armes, et qu'ils aient été vendus à une compagnie pétrolière privée. Toutefois, une fois que l'on commence à répandre une rumeur, personne ne s’en soucie. Cela ressemble à de vagues relents de récriminations préparés à l’avance, pour être révélés à un moment exact chargé émotionnellement.

On peut imaginer la réaction : « Vous voyez ? On vous l'avait bien dit! »

Bien sûr, la révélation serait ‘embarrassante,’ mais servirait encore, comme par coïncidence l’ordre du jour anti-Iran.

Cela rappelle plutôt des pièces de missiles balistiques qui furent envoyées « par erreur » à Taïwan, entre autres ‘erreurs’ fantastiques dans la manipulation d’armes mortelles, comme , quand un bombardier B-52 fut armé « par erreur » de six missiles de croisière à tête nucléaire et a traversé le pays.

Peut-être est-ce l’idée, de créer le concept d’incompétence dans la manipulation des armes ? De cette manière, des armes de destruction massive occidentales peuvent être utilisées dans une opération clandestine n’importe où, tandis qu’elles sont attribuées de manière plausible à toute faction désirée. Entre temps, ils peuvent purger les rangs des sujets déloyaux en préparation des bombardements, et utiliser ces ‘erreurs’ en en dénonçant publiquement les raisons.

Le programme des black-ops pour faire exploser une bombe nucléaire quelque part en Occident et en accuser l’Iran -ou tout autre personnage caricatural, membre de « l’Axe du Mal »- pour justifier de futures guerres d’agression est bien établi et se déroule comme prévu.

[1] Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/ARP_poisoning

[2] International Atomic Energy Agency (Agence internationale de l’énergie atomique)- NdT

[3] L’Amérique et la bombe islamique : Le compromis mortel - NdT

 

Traduction française: Henri R.

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Mis à jour de ( WEDNESDAY, 13 AUGUST 2008 01:48 )
 
 

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"Tout homme prudent, dit-il, doit premièrement apprendre la Science, s'il peut, c'est-à-dire les principes et les moyens d'opérer, sinon en demeurer là, sans follement employer son temps et son bien... Or, je prie ceux qui liront ce petit livre, d'ajouter foi à mes paroles. Je leur dis donc encore une fois qu'ils n'apprendront jamais cette science sublime par le moyen des livres, et qu'elle ne peut s'apprendre que par révélation divine, c'est pourquoy on l'appelle Art divin, ou bien par le moyen d'un bon et fidèle maître; et comme il y en a très peu à qui Dieu ait fait cette grâce, il y en a peu aussi qui l'enseignent." - Fulcanelli - Les Demeures Philosophales

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