« Dieu interdit que nous soyons jamais pendant vingt ans sans une rébellion.
Le peuple ne peut être totalement, et toujours, bien informé. La partie qui est mal informée sera mécontente, au prorata de l’importance des faits qu’ils interprètent de manière erronée. S’ils restent tranquilles avec de telles idées fausses, c’est de la léthargie, le signe avant-coureur de la mort de la liberté publique…
« Et quel pays peut préserver ses libertés, si ses dirigeants ne sont pas prévenus de temps en temps que ce peuple préserve l’esprit de la résistance ? Qu’il prenne les armes. Le remède est de le corriger quant aux faits, lui pardonner et le pacifier. Que signifie de perdre quelques vies au cours d’un siècle ou deux ? L’arbre de la liberté doit être rafraîchi de temps en temps, avec le sang des patriotes et des tyrans. C’est un engrais naturel. »
Thomas Jefferson (1743-1826), 13 novembre 1787, lettre à William S. Smith, citée dans Jefferson On Democracy, éd . 1939, de Padover. |
|
|