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Agitation en Europe suite au ‘non’ de l’Irlande dans le référendum sur le traité Imprimer Email
Écrit par Mail Online   
FRIDAY, 01 AUGUST 2008 16:35
Vendredi 13 juin 2008

 

Les votants irlandais ont jeté le trouble dans l’Union Européenne en rejetant le Traité de Lisbonne lors d'un référendum écrasant.

 

Quelques heures avant que le décompte officiel ne soit annoncé, le ministre de la Justice irlandais Dermot Ahern concéda que le camp du ‘oui’ n’avait pas réussi à gagner ce jour-là.

M. Ahern exprima son sentiment , 'Il semble que ce sera un vote négatif'.

À la fin de la journée, pour une myriade de raisons, le peuple avait parlé.

‘Nous devrons attendre de voir ce qui se passe dans les autres pays. Évidemment, si nous sommes le seul pays à rejeter le Traité, cela soulèvera des questions. Nous sommes en territoire inconnu.‘

Le rejet influencera les processus de ratification des autres pays et annulera effectivement le Traité.

 

 

©Mail Online

Opposition : La campagne du ‘non’ était anecdotique comparée à l’effort pro-traité

Selon un expert international en référendums il est peu probable que l’Irlande se voit offrir un second référendum comme cela avait été le cas quand le premier traité de Nice avait été rejeté en 2001, mais approuvé l’année suivante.

‘La position légale est que si un pays rejette le Traité, alors il tombe’, a déclaré le professeur Matt Qvortrup de l’université d'Écosse Robert Gordon.

‘Un vote négatif en Irlande affectera aussi le processus de ratification de nombre d'états de l’U.E. comme la Grande-Bretagne, la République tchèque, la Pologne et le Danemark.

Il ne sera pas évident de savoir qui endossera la responsabilité si le traité s’écroulait.

Comme les gouvernements d'états membres individuels ont négocié les termes, il est improbable que les têtes tombent dans la Commission Européenne,’ a-t-il ajouté.

Les marchés financiers ne seront probablement pas affectés par un résultat négatif du fait que le traité n’a pas de conséquences économiques immédiates, à la différence de l’agitation engendrée quand le Danemark a rejeté le Traité de Maastricht au début des années 1990.

L’Irlande est le seul pays de l’U.E. a avoir organisé un référendum sur le Traité de Lisbonne, bien que 18 États membres sur 27 l’aient déjà ratifié.

Cinq circonscriptions à Dublin ont révélé un vote négatif largement majoritaire, pour trois d'entre elles il y eut égalité et une dernière s'est majoritairement prononcé pour le 'oui'.

Des correspondants de la chaîne publique RTE dans d’autres parties du pays ont aussi déclaré qu’un décompte préliminaire prévoyait un ‘non’ en tête.

En Grande Bretagne, les ministres insisteront probablement pour que le Parlement ratifie la ‘constitution’ européenne controversée – même si les Irlandais l’annulent.

Downing Street a agi pour rassurer les partenaires européens, en affirmant n’avoir pas l’intention de laisser tomber, bien qu’un résultat ‘non’ soit en mesure d'influencer massivement ceux qui sont opposés au traité en Grande Bretagne.

Selon des sources gouvernementales, un projet de loi pour rendre légal ce document, qui remet le pouvoir à Bruxelles, continuera son chemin par le Parlement.

La Chambre des Communes a déjà approuvé le traité et il attend maintenant sa lecture finale à la Chambre des Lords.

En Irlande, beaucoup de gens croient que la complexité du traité et les peurs de perdre la politique de bas impôts sur les sociétés et la neutralité militaire sont des facteurs clés derrière la montée de l’opposition.

Le gouvernement de Dublin a insisté hier sur le fait qu’il avait totalement confiance en la victoire. La plupart des partis politiques, business, syndicats et le puissant lobby agricole ont appelé à un ‘Oui’.

Depuis qu’elle a rejoint l’U.E. en 1973, l’Irlande a empoché des milliards en allocations qui ont transformé son économie.

Au cours de la campagne, la Commission Européenne a été d’accord sur une politique délibérée pour mettre en sommeil les questions controversées, comme les plans d'armée européenne.

D'après le président de la C.E. Jose Manuel Barroso, un rejet serait mauvais pour l’Europe et le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a aussi averti que si l’Irlande votait ‘Non’, la première victime … serait les Irlandais.

Les 27 pays de l’U.E. doivent ratifier la constitution, qui a été remaniée et renommée Traité de Lisbonne après le rejet de la version originale en 2005 par la France et les Pays-Bas.

 

Traduction française: Henri R.

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« Quand le gouvernement craint le peuple, il y a la liberté. Quand le peuple craint le gouvernement, il y a la tyrannie. La plus forte raison pour que le peuple conserve le droit de garder et de porter des armes est, en dernier ressort, de se protéger contre la tyrannie du gouvernement. » Thomas Jefferson

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