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L’assassinat de Robert Kennedy – 1ère partie Imprimer Email
Écrit par A. Branson   
FRIDAY, 25 JULY 2008 02:25
Psychopathes, psyops et COINTELPRO
Samedi 24 mai 2008

 

©Unknown

Le 5 juin a marqué le 40e anniversaire de l’assassinat du sénateur Robert Kennedy dans la section des cuisines de « l’Ambassador Hotel » à Los Angeles, comme nous l’a rappelé récemment si froidement Hillary Clinton. Les circonstances de l’assassinat révèlent une toile de mensonges et de tromperies qui perdure à ce jour, non seulement dans le refus continu de diffuser des documents et de réexaminer les preuves qui pourraient révéler la vérité de cette nuit horrible, mais aussi dans la manipulation permanente des événements et de la perception publique qui pousse le monde chaque jour plus près de l’effondrement économique et le maintient dans un état de guerre perpétuelle.

C’était peu après minuit. Un Robert Kennedy épuisé venait tout juste de terminer un discours destiné à la foule réunie pour célébrer sa victoire dans l'élection primaire de la Californie pour la nomination démocrate à la présidence. Son prochain arrêt était Chicago. S’il gagnait en Illinois, la nomination aurait été sienne.

Il est difficile d’imaginer aujourd’hui ce que Robert Kennedy signifiait pour beaucoup de personnes aux États-Unis en 1968. Il n’y a vraiment aucun parallèle que l’on puisse établir avec n’importe quel homme politique depuis lors. Suite à la mort de son frère John à Dallas moins de 5 ans auparavant, la nation avait été menée presque au bord de la guerre civile sous l’administration Johnson. Des millions de personnes descendaient dans la rue, dans tout le pays pour protester contre la guerre du Vietnam, des factions politiques éclosaient comme des plantes sauvages après la pluie, les yippies s’engageaient dans un irrévérencieux « théâtre politique, » les hippies attiraient l'attention, se shootaient et s’écartaient de la société[1], Bobby Hutton des Panthères Noires, âgé de 17 ans seulement, était tué par la police d’Oakland en Californie. Sa maison fut incendiée, forçant Hutton, non armé, à fuir sous une pluie de balles. Il fut touché dix fois.

Deux jours seulement avant la mort d’Hutton, Martin Luther King était assassiné. L’homme accusé et condamné pour le meurtre s'appelait James Earl Ray. Quatre mois avant l’assassinat, Ray vivait à Los Angeles et avait été hypnotisé par le révérend Xavier von Koss, chef de l’International Society of Hypnosis. Pour certaines raisons, Los Angeles était relié à une longue série de morts dans des circonstances mystérieuses vers cette époque, incluant une liste plutôt longue d’associations et meurtres bizarres centrés autour de la foule de la communauté des musiciens de Laurel Canyon. Mais je m’avance trop.

Le pays dont Robert Kennedy cherchait la présidence, était fracturé et, semblait-il pour plusieurs, au bord de l’effondrement. Ou peut-être exploserait-il. Les Blancs étaient effrayés par les Noirs qui se soulevaient, ceux-ci s’armaient pour se défendre contre la police qui avait prouvé clairement que les tuer de sang-froid ne leur posait aucun problème, et les Hispaniques se soulevaient pour exiger un traitement et un salaire honnête pour leur dur labeur. La Florida Education Association institua la première grève nationale des enseignants.

Puis il y eut le massacre de My Lai au Viet-Nâm, au cours duquel les soldats américains tuèrent jusqu’à 504 civils désarmés. Beaucoup furent violés et torturés avant d’être assassinés. Le Congrès annula la nécessité de soutenir le dollar par l’or. Et, dans un grand effort pour détourner tous les esprits les horreurs agitant le pays, Rowan et Martin’s Laugh-In[2] (le nom d’un jeu sous forme de protestation non-violente étant utilisé au moment appelé sit-in) débuta sur NBC. L’année précédente avait vu se dérouler l’infâme « Été de l’Amour[3] » et l’année suivante verrait un rassemblement de centaines de milliers de personnes pour un festival de musique à Woodstock.

Chaque carte politique et sociale était dans l’air et personne ne savait où elles atterriraient.

Et au milieu de ce chaos apparut le plus jeune frère de John Kennedy, appelé affectueusement par beaucoup simplement Bobby. Il avait servi comme procureur général des États-Unis dans l’administration de son frère. Durant cette période, il avait acquis une réputation de quelqu’un d’intelligent, infatigable et incroyablement honnête. Comme l’a déclaré un contemporain,

« Les politiciens sont règle générale 50 à 60% des personnes. L’autre 40% est une quelconque marionnette qui essaie de plaire, et qui demande, plaide et se lamente. Vous ne pouvez même pas prendre un verre avec eux. Ils sont épouvantables. C’est une mauvaise espèce. [Bobby] était presque une personne complète, oui, ce qui est rare en politique. »

L’intégrité de Bobby Kennedy fut testée encore et encore, toujours avec le même résultat. Il était, autant que quiconque pouvait le dire, incorruptible. Il approuva la condamnation du juge Vincent Keogh pour des accusations de corruption. Le frère de Keogh était un puissant membre du Congrès (dont le nom a été commémoré dans le plan de retraite Keogh) et fidèle supporteur de John Kennedy. Même JFK avait espéré que Bobby ne mènerait pas les poursuites jusqu’au bout et il envoya un message à son frère à ce sujet en invitant le congressiste Keogh au match de football Armée/Marine. Malgré cela M Bobby continua les poursuites. Le juge fut condamné pour corruption, avec le gangster Tony ‘Ducks’ Corralo.

Bobby avait cependant plus que de l’intégrité. Il incarnait le look, l’assurance de soi et la présence sur scène d’une star hollywoodienne expérimentée. Il pouvait plaisanter spontanément et faire en sorte que celui qui lui parlait se sente respecté et à l’aise. Sa popularité traversait toutes les races. En bref, Bobby Kennedy était un homme dont nombre de personnes croyaient qu’il serait capable de commencer le processus de guérison des désaccords qui déchiraient le pays et d’instituer des politiques sociales qui pourraient remettre les États-Unis sur le bon chemin pour devenir la nation qu’elle aurait toujours du être.

Elles avaient probablement raison. Et les pouvoirs en place étaient terrifiés de ce qui pourrait arriver si Bobby Kennedy pouvait devenir président.

Ce qui représentait un danger pire pour les pouvoirs en place – car les politiques sociales qui auraient été instaurées par Kennedy pourraient toujours ultérieurement être défaites par les administrations futures – était un autre crime pour lequel Bobby cherchait justice : l’assassinat de son frère à Dallas le 22 novembre 1963. Étant donné son parcours comme procureur général, il ne pouvait y avoir de doute dans l’esprit des personnes impliquées qu’il réussirait. Mais dans le but de trouver la vérité derrière les événements de ce jour, Bobby avait besoin de contrôler le département de la Justice. Et la seule manière pour acquérir ce contrôle était de devenir président des États-Unis.

Le 5 juin 1968, juste après minuit, Bobby Kennedy prononça les derniers mots de son discours victorieux aux primaires de Californie à une foule en adoration dans la salle de bal Embassy de l’Ambassador Hotel, puis il quitta l’estrade. Il était à une primaire de s’assurer la nomination présidentielle, et seulement à quelques instants de sa mort.

À la suite de son discours, Kennedy devait donner une conférence de presse dans la Salle Coloniale de l’hôtel. On lui suggéra de prendre un raccourci par les cuisines. Il était conduit par le garde du corps Thane Eugene Cesar. Tandis que Cesar le poussait à travers la foule, un jeune Palestinien tranquille appelé Shiran Bishara Shiran, sans passé violent, ni problème psychologique, ni activité politique, apparut. Il pointa un revolver Iver Johnson de calibre .22 sur Kennedy et tira deux coups de feu avant d’être maîtrisé. Tandis que des membres de l’entourage de Kennedy essayaient de prendre le pistolet de sa main, il tira les six autres cartouches de son pistolet, blessant cinq autres personnes dans la foule.

Et puis les choses commencèrent à devenir bizarres.

 

©Unknown

L’aide-serveur Juan Romero soutient la tête de Bobby Kennedy après la fusillade. Il avait placé des perles de chapelet dans sa main, l’encourageant, « Allez, M. Kennedy, vous pouvez le faire. »

Ce qui suit ne fait qu’égratigner la surface d’une vaste toile de, appelons cela des « coïncidences et hasards », qui entourent l’assassinat de Bobby Kennedy. Le mot complot est devenu un mot tellement affreux ces temps-ci, et c’est quelque chose de très difficile à prouver... Dans ce cas précis, tout le monde a vu Sirhan sortir une arme et tirer sur Kennedy. Il fut plaqué au sol avec l’arme encore dans sa main. Il pressait encore la détente pendant qu’il était en train d’être maîtrisé. Un cas clair s’il en fut un.

Et pourtant, comme vous verrez, les choses sont rarement comme elles semblent être au premier regard . Oui, Sirhan a vraiment pointé un .22 sur Kennedy et a pressé la détente. Oui, il y a eu des témoins qui l’ont vu faire cela. Oui, il avait encore l’arme dans sa main quand on l’a maîtrisé. Mais il y bien plus de faits dans cette histoire, dont celui-ci n'est pas le moindre : on peut montrer à partir des faits présentés au tribunal, que non seulement Sirhan n’a pas tiré le coup fatal qui a tué Bobby Kennedy, mais qu’apparemment il ne tira pas du tout de coup de feu réel contre lui. Son arme, selon les preuves à disposition, était fort probablement chargée à blanc !

Mais je m’avance trop à nouveau. Nous commencerons avec un rassemblement des suspects habituels et avec quelques-uns qui le sont un peu moins. Apportez votre produit répulsif contre les araignées, messieurs dames, parce que vous allez marcher dans une toile diabolique.

À suivre…

[1] Traduction approximative du slogan « Tune in, turn on and drop out », de Timothy Leary, célèbre chef hippie qui prônait l’usage du LSD - NdT

[2] http://en.wikipedia.org/wiki/Rowan_&_Martin/'s_Laugh-In - NdT

[3] L'expression Summer of Love (Été de l'amour) désigne l'été 1967, et plus particulièrement les événements qui se déroulèrent d'abord dans le quartier de Haight-Ashbury, à San Francisco, où des milliers de jeunes du monde entier se réunirent librement pour une nouvelle expérience sociale, faisant ainsi découvrir au public la contre-culture hippie. - NdT

 

Traduction française: Henri R.

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Mis à jour de ( SUNDAY, 27 JULY 2008 00:21 )
 
 

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Pour nous faire rester obéissants, doux et faibles, les prédateurs se sont engagés dans une manœuvre extraordinaire - extraordinaire, bien sûr, du point de vue d'un stratège qui se bat. Une manœuvre affreuse du point de vue de ceux qui la subissent. Ils nous ont donné leur esprit! M'entends-tu ? Les prédateurs nous donnent leur esprit, qui devient notre esprit. L'esprit des prédateurs est baroque, contradictoire, morose, rempli de la crainte de la découverte d'une minute à l'autre - Carlos Castaneda.

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